Archives de l’auteur : Zahra Chouitar

LA PUISSANCE DE LA GRATITUDE

Le mental humain est conditionné à se focaliser sur le négatif, l’héritage de l’instinct de survie animal : fuir ou attaquer. Mais on n’est plus en danger comme on a pu l’être. Aujourd’hui on est appelé à s’ennoblir et je ne parle pas de posséder des titres, des diplômes ou d’autres ornements extérieurs mais bien de laisser la partie noble en nous émerger au-dessus de la partie animale.
 
Et cela commence par voir le bon et le beau en nous et autour de nous. Cela commence par la merveilleuse expérience de la gratitude.
 
Hier, on fêtait Thanksgiving aux Etats-Unis, une fête que je choisis de célébrer car c’est une grande leçon. Et d’ailleurs si l’on regarde dans différentes cultures, elle existait chez nos ancêtres chinois, berbères…à l’approche de l’hiver, on fait le bilan de l’année écoulée et on remercie pour la récolte et les jours vécus, on honore les bonheurs en tous genres reçus au cours de l’année.
 
Cette fête s’appelle aussi l’Action de Grâce. Elle célèbre, en effet, l’aide divine et une terre fertile. Elle nous rappelle que tout ne dépend pas de nous, qu’on a à s’en remettre au Mystère des Mystères, à cette Grâce aimante et mystérieuse.
 
 
L’année dernière durant une maladie qui m’a créé une grande anémie et m’a obligée à ralentir voire à m’immobiliser, j’ai eu le temps d’observer et de vivre les joies que nous régale le moment présent. On m’avait prêté un joli chalet en montagne et même si je ne pouvais profiter des activités extérieures, je me suis délectée des moments suspendus au sein de ce petit chalet entouré de sapins enneigés et couvert d’un magnifique ciel bleu ou étoilé.
 
Lors d’un repas, j’ai vécu ce que j’appelle désormais une illumination. Pendant que je savourais mon repas, j’ai vu défiler devant moi l’origine de chaque aliment avec toutes les personnes, éléments qui ont donné de leur temps, de leur énergie, de leur amour et qui ont ainsi contribué à sa présence dans mon assiette et ensuite dans ma bouche puis dans mon estomac et mon sang pour me nourrir et me permettre de vivre.
 
Une immense gratitude grandissait en moi au fur et à mesure que l’expérience se déroulait devant mes yeux, pas les yeux physiques mais ceux du Cœur.
 
Une feuille de salade a appelé l’horticulteur ou le paysan, le soleil, la pluie ou l’arrosage humain, le vent, la neige, celui ou celle qui l’a ramassée, lavée, le transporteur, le vendeur…Le fromage, quant à lui, a appelé l’herbe qui a nourri la vache ou la chèvre ou la brebis, le paysan qui a trait l’animal et préparé le fromage, le commerçant qui l’a vendu et ainsi de suite. Tout ce que je portais à ma bouche appelait derrière lui son parcours jusqu’à moi.
 
Je suis reconnaissante à ces moments où je ne suis plus là où je laisse être ce qui doit être et se manifester. Ce sont des moments de pure magie, où tout est fluide et joyeux comme le son des carillons.
 
On passe son temps à courir après un bonheur futur, imaginé, fantasmé et on laisse l’or nous filer entre les doigts. Le bonheur ne viendra jamais demain, il n’existe nullement dans les « quand j’aurais… » et dans les « si… », il est ici et maintenant, dans la re-connaissance de ce que nous offre cet instant présent.
 
Et c’est là où réside la puissance, car oui, il s’agit bien d’un pouvoir, d’un réel pouvoir, celui de la gratitude.
 
En cette période de fin d’année, je souhaite exprimer ma gratitude à tous et à toutes pour le don merveilleux qui m’a généreusement été offert.
 
En premier lieu, à mes parents, à mon père et à ma mère pour l’expérience humaine qu’ils m’ont offert chacun à sa manière et qui m’a poussée à chercher avidement, avec soif et tant d’ardeur.
 
A mon grand-père maternel dont j’ai pu respirer l’énergie d’amour qui habite encore sa maison.
 
A toutes les difficultés, à tous les échecs qui m’ont renforcée et rendue humble.
 
A tous les compagnons et amis qui ont partagé un bout de chemin avec moi et qui m’ont montré qu’on ne savait pas aimer et qu’on avait à apprendre.
 
Aux merveilleuses femmes qui habitent mes souvenirs d’enfance dans mon village natal et qui m’ont marquée mais je ne sais pas encore exactement pourquoi.
 
A mon maître de vie Pino Ferroni pour m’avoir accompagnée avec un amour inconditionnel sur le chemin de la découverte de qui je suis vraiment.
 
A Patrizia Vetri et à Rita Caprioglio pour m’avoir offert la sagesse, la sensibilité délicate et forte au féminin.
 
A mes petits frères et sœurs qui sont désormais devenus grands pour avoir accepté et accueilli mon amour et ma tendresse.
A mon merveilleux neveu Noham, grande âme de 4 ans qui m’offre d’innombrables dons à chacune de nos rencontres.
 
A Liu Dong pour m’avoir indiqué qu’il est important de ne pas s’enfermer dans une tradition quand bien même cette dernière aurait une grande ouverture comme la tradition taoïste.
 
A Pier Giorgio Caselli pour m’avoir indiqué que moi seule pouvait reconnaître et confirmer mon chemin.
 
A la vie et à toutes les situations qu’elle offre pour nous conduire gentiment et avec un immense amour vers notre vérité.
 
Pour tout ça, et pour tout le reste un grand Merci, immense du fond du fond du fond du Cœur.

La naturopathie humaniste, une possibilité pour retrouver une sérénité joyeuse

« On peut dire – j’écoute la sagesse de mon corps – à condition que celui-ci soit sain et équilibré. » P. Ferroni, Meditazione Pratica

Un des premiers résultats que l’on obtient avec la naturopathie humaniste est de renforcer ses défenses immunitaires. En effet, le corps se défait peu à peu du joug exercé par le mental et retrouve ses capacités naturelles à s’auto-guérir. Comme tout le monde le sait plus ou moins, le corps a des besoins fondamentaux, des besoins physiologiques tels que manger et boire, respirer, avoir des activités physiques, équilibrer les temps d’activité et de repos (sommeil). Mais si le mental a le contrôle, il va me faire croire que fumer c’est bon et que ça détend, ou que regarder la TV après une dure journée de travail durant laquelle on a contraint notre corps à l’immobilité face à un écran d’ordinateur ou que quelques verres d’alcool vont me détendre et me faire oublier mon stress du quotidien. Le corps est, en effet, l’esclave de notre mental. Et comme tout esclave, il va finir par se rebeller par des signaux tels que des maux de tête, de la déprime, des courbatures, une perte de vitalité, de la fatigue, du stress et des maladies diverses… Le corps n’a, en effet, plus confiance ! (Je renvoie à ce propos la lecture du livre, le corps bafoué d’Alexander Lowen).

La première étape consistera donc à respecter les besoins du corps, en l’écoutant et en satisfaisant ses besoins : je mange quand j’ai faim et m’arrête une fois rassasié, je bois quand j’ai soif, je me repose quand je sens que j’ai sommeil ou que je me sens fatigué et je fais de l’activité physique pour décharger les tensions, éliminer les toxines et respirer le grand air frais… Les meilleurs maîtres à observer et à imiter sont les enfants qui sont encore en contact sain avec leurs besoins corporels. Quand à nouveau, on satisfait les besoins du corps, on retrouve naturellement notre vitalité qui n’est rien d’autre que l’énergie retrouvée, la force vitale, qui s’accompagne de la joie. Mais pour retrouver la sérénité, on a besoin de ce que les Chinois nomme le « xin xu » c’est-à-dire le vide du coeur, on a besoin d’aller nettoyer et transformer les émotions négatives. Car comme le lac, qui s’il a ses eaux troubles ne peut refléter la montagne, notre esprit ne pourra pas voir clairement la réalité si le coeur est troublé par des émotions négatives ou le mental par des pensées négatives.

Les 3 premières séries du Bioenergetic-shen Treatment consistent à accompagner la personne dans ce parcours de retour à son état naturel :

– La première série, par des pressions fortes, va permettre à la personne en parcours de prendre conscience de sa musculature profonde et sentir progressivement un ancrage dans son corps, dans sa réalité. Cette première série permet un rééquilibrage général, elle permet de résoudre divers problèmes physiques tels que la posture, elle améliore le sommeil…

– La deuxième série, par la technique Dicke, va agir sur le psychisme, c’est-à-dire qu’elle va faire émerger notre monde émotionnel refoulé, le pire en nous comme la colère, l’agressivité, la frustration, la jalousie, la haine… C’est comme une purification, on se sent allégé, libéré, on sent davantage d’espace à l’intérieur de nous.

– La troisième série va agir sur les cellules sensorielles en nous permettant de retrouver notre sensorialité.

On ne fait que retrouver ce que l’on a perdu car on l’a tous déjà eu dans notre tendre enfance, on retrouve cet état qui est représenté par l’énergétique chinoise par le trigramme TUI, le lac, la sérénité joyeuse.

TUI

Avez-vous déjà observer le calme des eaux d’un lac ? La sérénité qui s’en dégage ? Avez-vous déjà pris le temps d’observer les petits frissons sur la surface de l’eau dus à une petite brise ? Et la joie intime que cela nous procure ? Avez-vous déjà ressenti cet état de calme intérieur où on est ni pour ni contre, cet état de neutralité naturel car désormais on a vidé l’encombrant, l’inutile (conditionnement de notre éducation familiale, scolaire, sociale, culturelle) ? Avez-vous déjà ressenti cette joie de vivre qui correspond au désir de vivre, à la joie de se lever le matin, à la joie de se sentir vivant ? Elle est là notre origine naturelle ! Mais l’état conditionné, la souffrance, la confusion nous ont éloignés de cet état, de ce paradis perdu qui n’est que le monde de l’enfance enfoui sous les obligations, les préoccupations, la course à l’avoir toujours plus…On s’est momentanément égaré dans les vicissitudes de la vie et on a perdu qui on était.

Lao Tseu est appelé le vieil enfant c’est-à-dire l’enfant sage car il a réalisé le retour, il a retrouvé l’enfant (c’est-à-dire son insouciance, sa capacité infinie à s’émerveiller du monde et à s’émouvoir et son innocence) mais tout en ayant son lot d’expériences et de connaissances et sa responsabilité d’adulte.

Pour conclure, je vous offre cette histoire chinoise qui représente bien notre état actuel d’errance :

« un chien dit à un autre chien «  si tu arrives à attraper ta queue, tu seras le chien le plus heureux du monde « le petit chien essayait tous les jours d’attraper sa queue et après l’avoir pourchasser des jours et des jours, il était complètement épuisé. Il va voir sa mère et lui expliqua tout, sa mère lui demanda : « Mais pourquoi tu veux attraper ta queue, elle fait partie de toi, tu verras, si tu avances, ta queue te suivra. »

Nous sommes à la recherche d’un bonheur/joie à l’extérieur de nous et on ne comprend pas que la joie, la sérénité, le bonheur sont à l’intérieur de nous, cela fait partie de nous.

Lac

Le Bioenergetic-shen Treatment : du baume au cœur

Coeurdonnier

Une vie est pleine d’attaques à l’amour de soi. Nous arrivons au monde frêles et vulnérables, complètement « vierges » et telles des éponges nous absorbons tout ce qui nous vient du monde extérieur. Il suffit d’observer l’immense fragilité d’un nouveau-né et sa totale dépendance de la personne qui en a la charge.
Pour diverses raisons, on peut subir des manques d’attention plus ou moins importants qui engendreront une blessure d’amour primaire plus ou moins grave.
Notre cœur est alors lésé et nous sommes comme affaiblis, amoindris parfois en grande détresse face aux aléas de la vie qui si notre cœur est en bonne santé seront vus comme de simples défis à relever joyeusement.
Il arrive un moment dans notre vie, où cette blessure devient trop douloureuse ou on sent le besoin de remédier à cette souffrance que souvent on n’arrive pas à s’expliquer.

« Et de quoi l’être humain a-t-il « désespérément » besoin ? D’une main amie, d’un toucher affectueux. » Pino Ferroni.

Et c’est à ce moment-là que l’on se met à la recherche d’une aide, d’une personne et d’une méthode qui puisse nous mettre du baume au cœur. Alors, comme un cordonnier qui avec amour raccommode nos chaussures, le praticien en Bioenergetic-shen Treatment, le coeurdonnier, va avec amour et professionnalisme nous accompagner dans ce travail qui consiste essentiellement à raccommoder notre cœur afin de retrouver la joie et le plaisir de vivre.

Percevoir le potentiel

Article de Pino Ferroni, traduit par Zahra Chouitar

tiré de http://pinoferroni.blogspot.fr

Wilhelm Reich et Alexander Lowen, les pères de la Bio-énergie, ont offert au monde la possibilité de comprendre le caractère (et les problèmes caractériels) des personnes non seulement à l’aide de la psychothérapie traditionnelle mais en analysant également les postures corporelles.

Depuis les premières intuitions de Reich, il y a maintenant presque cent ans, de nombreuses disciplines ont amené le corps en psychothérapie (pour paraphraser le titre d’un livre de Willy Pasini).

Fritz Perls, un des pionniers de la Gestalt disait : « Il y a des corps qui lorsqu’on les regarde hurlent (et le sien hurlait), d’autres qui parlent fort ou parlent tout simplement, d’autres qui marmonnent et d’autres encore qui chuchotent simplement. Si l’on apprend à percevoir le chuchotement de ces derniers, on commence alors à vraiment aider un grand nombre de personnes à vaincre ce poison subtil qui chaque jour mine la qualité de leur vie ». 

[…]

Je vais vous raconter une histoire :

“En automne 1988, Jack Canfield fut invité à donner une conférence sur l’amour propre et l’efficacité maximale à un congrès à Hong Kong.  Durant son voyage, il fut surtout marqué par le temple de Buddha à Bangkok, un très petit temple où est conservée la statue d’un Buddha en or de plus de trois mètres, pesant plus de deux tonnes et demie, et évalué à 196 millions de dollars !

«C’était une vision qui inspirait de la crainte – commente Canfield – un Buddha en or massif, à l’air gentil mais imposant et qui nous souriait de là-haut».

A côté de la statue, il y avait une vitrine où était reportée son histoire : en 1957, quelques moines d’un monastère devaient transférer un Buddha en argile de leur temple à un nouvel emplacement. Le monastère devait être transféré pour laisser la place à la construction d’une super route qui aurait traversé Bangkok. Lorsque la grue commença à soulever l’idole géante, le poids était si énorme que la statue commença à se fêler. En plus, il se mit à pleuvoir. Le moine supérieur, inquiet d’endommager le Buddha sacré, décida de remettre la statue à terre et de la couvrir avec une grande bâche pour la protéger de la pluie. Plus tard, ce soir-là, le moine supérieur alla contrôler le Buddha. Il alluma la torche électrique sous la bâche pour voir si le Buddha était sec. Lorsque la lumière atteignit la fêlure, le moine remarqua un étrange reflet. En regardant de plus près, il se demanda s’il ne pouvait pas y avoir quelque chose sous l’argile. Au fur et à mesure que les morceaux tombaient, on percevait de plus en plus le vif éclat du Buddha. De nombreuses heures de travail passèrent avant que le moine ne se retrouva face à face avec l’extraordinaire Buddha en or massif. Les historiens pensent que plusieurs centaines d’années avant la découverte du moine, l’armée birmane s’apprêtait à envahir la Thaïlande (alors appelée Siam). Les moines siamois, en se rendant compte que leur pays allait très bientôt être attaqué et vaincu, couvrirent le précieux Buddha en or d’une couche extérieure en argile pour empêcher que leur trésor soit enlevé par les birmans. Malheureusement, apparemment, les birmans massacrèrent tous les habitants du village et tous les moines siamois et leur secret du Buddha en or resta bien gardé et intact jusqu’à ce jour fatal de l’année 1957.

 «En rentrant à la maison – écrit Canfield – dans l’avion je me mis à penser: tous comme le Buddha en argile nous sommes couverts d’une croute de dureté constituée par la peur mais sous chacun d’entre nous il y a un Buddha en or ou un Christ en or ou une Essence en or qui est notre vrai Moi».

À un certain moment de notre vie, entre 2 et 9 ans, nous commençons à couvrir notre Essence en or, notre Moi naturel. Plus ou moins comme le moine, non pas avec un marteau et un burin mais avec le « Toucher Shen », notre devoir actuel est de faire découvrir aux personnes qui viennent à nous leur vraie essence, leur potentiel réel. C’est en cela que consiste notre travail et seulement en cela : après avoir éliminé les cages principales dans lesquelles nous nous sommes enfermés, nous devons commencer à enlever la cuirasse qui limite nos émotions et notre vie pour découvrir que nous sommes merveilleusement en or. Ou mieux encore : en jade !

Souvenez-vous toujours de ce superbe dicton indien et faites-le vôtre !

 “C’est uniquement au fabricant d’essences qu’appartient la poudre de pétales de rose »